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Révolution Energétique

bdd13

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  1. Un autre facteur se présente de façon concomitante : la réduction de production pétrolière... Les flux d'importation de pétrole en Europe sont en baisse, non pas parce qu'on le remplace par une autre énergie, mais parce que la production mondiale ne suit pas la demande mondiale. Le demande des pays émergents est très forte, au détriment principalement de l'Europe, mais aussi d'autres pays dits industrialisés. Une partie des pays producteurs est sur un plateau d'extraction. D'autres pays ont déjà passé le pic (pays scandinaves notamment). Les pétroles non conventionnels - de schiste - atténuent un peu ce défaut d'approvisionnement. Nos PIB sont en berne principalement à cause de cette donnée de base (le PIB qui est le fruit des transformations, dépend de la matière première et de l'énergie. Coupez l'un ou (et) l'autre, et le PIB s'écroule, quoi que vous fassiez). Aujourd'hui, une grande partie des transformations dépendent du pétrole. Raréfiez le pétrole et vous bloquez le PIB. Ce qui se passe en ce moment. Comme ça ne va pas s'arranger avec le temps, il est peu concevable d'avoir des PIB en hausse permanente, et la contrainte nous amènera à changer nos habitudes, c'est certain !
  2. @gepeliste62 : la dissuasion nucléaire est toujours le socle de la paix mondiale, et je n'en suis pas plus fier que vous. S'il n'y avait pas eu d'intérêts militaires, il est certain que Tchernobyl serait une ville totalement inconnue du monde (une des causes de l'accident est le mode d'alimentation "en continu" du réacteur, pour permettre l'extraction permanente d'isotopes utilisables dans les bombes, ce qu'on ne fait pas en France heureusement... ce serait intolérable en termes de sécurité). Je parlais paix au sens de l'énergie qui permet aux hommes de décupler les watts pour leur permettre d'aller dans les champs, de fabriquer des meubles etc... donc, de vivre à la "sauce moderne".
  3. S'il y a des guerres, c'est justement parce qu'on a promis aux 2/3 de la Terre qu'ils allaient vivre comme le tiers nanti. Aujourd'hui, on est en train d'expliquer à ces peuples, que non seulement ils ne l'auront pas, mais en plus, il va falloir trouver les solutions, car l'énergie principale qu'ils utilisent (les fossiles), sont producteurs de GES. Sincèrement je ne pense pas, qu'avec tous les investissements imaginables on puisse fournir les milliers de Twh en dehors d'une solution de masse. Certes, on aura tout un tas de solutions au coup par coup (la production d'hydrogène "propre" n'est pas maîtrisée, et la pile qui en découle reste complexe), et je suis d'accord sur le "mix" en matière de transport en fonction du type de besoin. Mais là, je parlais de déplacer des millions de personnes en quelques heures. Il ne faut pas croire tous les bonimenteurs et inventeurs géniaux qui ont fait long feu parce que d'un point de vue production en quantité, et maîtrise de l'exploitation, leurs proposition était non viables. Tout ce dont vous me parlez est très bien, fait progresser petit à petit notre monde. Mais il y en a des milliards à satisfaire rapidement en énergie seulement pour vivre, tout en supprimant les fossiles. Et je maintiens que la priorité n'est certainement pas de commencer par arrêter nos centrales. Je pense sincèrement qui si le monde était un tant soit peu rationnel, on pourrait trouver les bons compromis. Mais la voix des extrémistes est telle qu'elle masque les vrais problèmes... La Chine est curieusement le pays le plus intelligent dans ce domaine : - La Chine est la 1ère puissance éolienne mondiale avec à peu près 150 GW installés et une production sensiblement équivalente au nucléaire (230 TWh). - Les rois du photovoltaïque (toujours 1er rang mondial), représente le tiers de ce que je viens d'évoquer (75 TWh environ). - Ils sont au 1er rang de la production hydro (+ de 1000 TWh), avec peu d'évolution. - Par ailleurs, ils viennent de mettre le 1er EPR en route je le rappelle. La cinquantaine de réacteurs qu'ils possèdent ne représentent pourtant que 4% de leur production (250 TWh). Ils en ont une dizaine en construction. Les productions décarbonées représentent environ 30% de la production (avec le nucléaire !). Il reste au bas mot 4000 TWh d'origine fossile à convertir, Voilà, dès qu'on prend une machine à calculer, ça se gâte.... Mais bon, les chinois ont donc lancé la plus grande décarbonation mondiale, en mixant les EnR avec du nucléaire. Ils ont bien compris que combler 4000 TWh (sans compter l'évolution de population) ne pouvait se résoudre qu'en mettant tous les moyens en oeuvre. On peut dire chapeau aux chinois. Ils ont un bon potentiel éolien (10 fois environ ce qu'ils ont installé). Ils ont mis 10 ans pour atteindre la production actuelle, et on peut leur faire confiance pour faire bien mieux ! Il reste 20 ans sur l'échelle des GES pour éradiquer les émissions fossiles. La course est lancée, et ils tirent tous azimuts, et très fort sur le nucléaire, à votre grand désespoir je me doute ! Ils assurent leurs arrières !! Mais c'est bien que les écolos continuent de rêver car ils font avancer des trucs. Mais soyons sérieux, il s'agit là de résoudre des problèmes de masse...et il faut assurer les arrières....
  4. On peut toujours rêver. Le patron de la SNCF, ce qu'il demande, c'est qu'il ait la puissance nécessaire à 19h37, quand le TGVxxxx démarre de la gare de Lyon avec plus de mille personnes à bord (qui ne veulent pas prendre l'avion à juste raison) pour les emmener à 300 km/h vers leur destination. Avec du vent et du soleil, un peu d'hydro et de la biomasse, il n'a pas la garantie d'y arriver. Evidemment, ce scénario rentre en conflit avec le 1er concept negawatt. Il faut demander à la moitié de rester sur le quai, à la deuxième moitié d'attendre un moment propice où on peut avoir la puissance pour ébranler le train, quant à rouler à 300 km/h, évidemment qu'il ne faut pas demander la lune. Bon on peut se poser la question de savoir si effectivement, dans l'avenir, des TGV à 300 km/h avec 1000 personnes toutes les demi-heures sur une ligne, est raisonnable (et là, je suis un peu de cet avis : nos enfants vont sacrément se serrer la ceinture). Car s'il faut apporter la même quantité d'énergie aux 10 milliards de gens qui peupleront la Terre un jour, avec du vent, du soleil et un peu d'eau, je crains fort qu'à ce stade, et même avec toutes les contractions sociétales (qui amèneront tous les gilets jaunes de la Terre sous vos fenêtres, n'en doutez pas), je pense que nous serons depuis longtemps dans un conflit majeur international, et vos enfants reprendront les armes. C'est mon opinion, et je pense que le nucléaire est encore une arme.... pour la paix. Mais chacun son opinion. Nous sommes là pour les partager.
  5. Regismu : on est tous d'accord !! Il faut supprimer le nucléaire.... mais APRES qu'on ait supprimé le charbon, le pétrole et le gaz comme source d'énergie électrique. C'est tout ce qu'on dit. Le danger des GES est immédiat, d'échelle globale, et ce doit être la première priorité. Donc, supprimer les trois sources fossiles que j'ai citées. Mais on veut bien supprimer le nucléaire ! Si on peut tout faire en même temps, c'est encore mieux. Mais, là, si vous voulez, on peut parier, car techniquement et dans les temps c'est infaisable. Nous aurons encore besoin du nucléaire pendant un moment.
  6. La contamination de l'océan autour de Fukushima est passée en-dessous des seuils tolérés. Seul subsiste du césium 137 dans les sédiments de cette région (qui contamine les poissons qui fouillent dans le sable, essentiellement une variété de raie peu connue). Le reste a été emporté par les courants, et est assimilable au "pipi" de LapinCretin, la dilution ayant rapidement fait son effet. Les taux actuels sont conformes au taux naturels de la Terre, qui je vous le rappelle, est radioactive dans son ensemble. Un des hommes les plus irradiés de France (et du monde) s'appelle Thomas Pesquet... juste pour remettre les choses dans l'ordre. Je peux vous envoyer quelques photos de gamins "irradiés" au fluor par les poussières de charbon. Vous allez voir, ça fait peur : on dirait Hiroshima. Pourtant, personne ne se mobilise... Il faut se préoccuper de tout.... n'est ce pas ?
  7. La métaphore de LapinCretin est bonne : on se préoccupe d'un problème mineur par rapport à ce qui vous attend (peut être, suivant votre âge, mais certainement pour vos enfants et toutes les générations futures). Il n'y a pas de perception dans le mental humain d'une valeur climatique. On a une perception météorologique liée à la variation inter-annuelle. Il y a 30000 ans, la température moyenne du globe était 5° en-dessous de celle standard de 15°. L'Europe était recouverte de glace aux 3/4. C'est difficile de s'imaginer l'inverse. Mais une chose est sûre : l'état dans lequel on "s'arrêtera" (+3 ou +4° selon toute vraisemblance), non seulement risque fort de vous faire vivre ailleurs, mais pour toujours. Il n'y aura pas de réversibilité pour vos enfants et petits enfants, car le CO2 ne se "dilue" pas dans l'atmosphère. Il va y rester des centaines d'années. Ce sera progressif, avec une accélération après 2040 ou 2050, mais je le répète, très difficile d'imaginer le résultat "pratique". Il y aura une forme d'adaptation, c'est certain, mais le cadeau donné aux générations futures est certain, de grande ampleur, et autrement plus compliqué à freiner, résoudre et pour s'adapter, que les déchets radioactifs pour lesquelles des "solutions" techniques sont envisageables (même si je suis aussi très inquiet pour ce problème, n'en doutez pas). Mais de deux maux il faut choisir le moindre, et tout ce qu'on dit, c'est qu'au moment des choix, il ne faut pas se tromper. Le nucléaire est peut être voué à la disparition un jour ou l'autre (perso je pense que non vous l'avez compris), mais l'urgence, c'est l'arrêt du fossile. Arrêter le nucléaire ne fait pas arrêter le fossile. Et c'est bien plus grave me semble-t-il que contenir les déchets qui tiennent dans un volume restreint. Bien cordialement toujours !
  8. Regismu : ne vous faites pas berner non plus. Il n'y a pas en ce moment de rejet dans le pacifique. Les seuls rejets ont eu lieu au moment de la catastrophe. La plupart des éléments rejetés avaient une demie-vie très courte, et aujourd'hui, il n'y a plus trace de la contamination.
  9. Pour Regismu : Il n'y a pas de conflit sur les chiffres que vous avez et les miens. On arrive bien aux même conclusions : l'Allemagne a compensé par des EnR essentiellement sa production nucléaire décarbonée. C'est dommage ! Elle pourrait être fer de lance des pays européens en matière d'émissions de CO2. Certes la production charbon a légèrement baissé, mais les puissances installées ont augmenté (ne pas confondre puissance installée et production). Je dis simplement que cette baisse de production correspondant à un facteur de charge moins élevé sur leurs systèmes carbonés. Il faut bien faire attention à la lecture. Je dis aussi que les efforts consentis pour en arriver là, n'ayant pas servi ou peu à la décarbonation, les allemands vont devoir doubler leur investissement de 500 milliards d'euros (en 20 ans) pour la décarbonation. Comme Merkel à peut être (enfin) compris, elle va se dépêcher de foutre le camp pour ne pas avoir à subir les frondes d'une décroissance certaine.... Si les allemands passent le cap, c'est bien. Mais il faut "se manier le train", et éliminer les 60% (pardon, 59%) de production carbonée avec des EnR alors qu'ils sont proches de la saturation, je pense qu'on va assez vite en reparler....
  10. Je vais tempérer la phrase sur les victimes de Fukushima, car à la relecture, je sens déjà déferler les "sangs qui bouillent". Bien entendu qu'il y a eu (ou aura) des victimes. Mais les 20000 morts qu'on annonce à grands renforts de fakes sont dus au tremblement de terre et au tsunami. Aujourd'hui, l'IRSN reste très prudente sur les annonces. Les cas de cancers avérés sur les enfants seraient (je dis bien "seraient") de l'ordre de la centaine (peut être plus...?). Les autres cas concernent essentiellement les personnes âgées qui sont revenues de leur propre chef sur la zone protégée. Il y aura d'autres incidences indirectes (stress, dépressions etc...). Mais au regard des causes naturelles, on est assez loin. Maintenant, que les japonais soient em.... sur les milliers de km² contaminés, c'est un problème, mais qui ne les empêche pas de redémarrer des tranches. Pour information, les anglais viennent de restreindre les périmètres d'évacuation lors des incidents nucléaires, en évaluant davantage de victimes liées à l'évacuation elle-même qu'à la cause et aux risques mortels de l'incident proprement dit. Bref, par rapport à un embrasement mondial lié au changement climatique, il n'y a pas photo....
  11. @gepeliste62 et Regismu Je crois qu'on se trompe de combat. Je ne discute pas du bien fondé des ENR ! Je cherche juste à rétablir une vue rationnelle du nucléaire que l'on veut tuer par idéologie, et non pour des raisons scientifiques. Nous sommes confrontés à des problématiques d'urgence, et curieusement, l'idéologie prend le pas sur le rationnel. Il y a eu deux incidents majeurs nucléaires, dont l'un est attribuable à une prise de risques qu'on ne tolérerait pas en France et des technologies impensables sur notre sol, et l'autre, (qui n'a pas fait de victimes, c'est le tsunami qui en a fait), est du à une erreur délibérée du constructeur. Je signale au passage que l'Ukraine a augmenté sa capacité nucléaire depuis l'accident, et que les japonais remettent progressivement en route leur programme nucléaire. L'urgence climatique doit nous faire réfléchir à une méthodologie d'adaptation de nos ressources énergétiques qui doit s'affranchir des fanatismes, ce qui n'est pas chose aisée en parcourant les forums. Il est donc bien clair que toute forme de production d'énergie sans production de CO2 doit être mise en oeuvre, mais l'échelle de temps qu'il faut se fixer est de l'ordre de la vingtaine d'années. Au delà, on expose l'humanité à une ère d'instabilité bien plus grave, génératrice de bien plus de morts que les incidents ponctuels, qu'il faut éviter bien entendu, et que le problème des déchets à cette échelle (et il faut trouver des solutions correctes c'est clair) tant que les techno de les éliminent pas de façon intrinsèque (génération 4). Nos dirigeants, malgré des avertissements depuis plus de trente ans, ont du mal à considérer cette échelle, longue au regard de leur mandat, et très courte au regard des mises en oeuvre techniques et du volume d'énergie qu'il faut manipuler. Remplacer la production d'environ 15000 Twh (ordre de grandeur des productions carbonées annuelles dans le monde, charbon, pétrole et gaz), soit 15000 fois mille milliards de Wh dans le pas de temps de 20 ans (en supposant des réductions de consommation à hauteur de l'augmentation de population) ne se fera pas, pensé-je rationnellement, en commençant par supprimer de façon dogmatique les productions nucléaires décarbonées, contrôlées, et améliorées pour ne plus avoir de déchets. Toutes les autres formes de production à long terme et dites "renouvelables" sont à mettre en oeuvre, et là encore dans la bonne réflexion en sachant que toutes sans exception portent en elles des défauts qu'il ne faut pas exacerber. Une des meilleurs réalisations est sans doute la centrale solaire marocaine, que nous aurions du soutenir, et qui devrait être reproduite dans toute les zones géographiques propices. Les chinois ont à la fois ouvert le plus grand barrage de tous les temps (et on sait tous les dégâts que cela occasionne, mais c'est de l'hydro), et mis en oeuvre le premier EPR de notre histoire (génération 3), deux productions décarbonées de masse. Donc, oui, à la mise en oeuvre de toutes les EnR, que ce soit biomasse, hydro, vent et solaire (même si on peut pester sur le fait que les panneaux soient tous importés !), mais de grâce, gardons, de façon intelligente et non fanatique, quelques réflexions rationnelles.
  12. Heu.... ça veut dire quoi au juste ? et où ces infos ? Il faut discuter de l'équation de la fission nucléaire ? pas de problème.... Si vous voulez... on chipote, mais au final, pour une gestion de la production, elles sont intermittentes... Je n'y peux rien !! Vous n'aurez pas de production d'électricité la nuit sur un panneau. C'est prévisible, mais votre production est intermittente. Il faut pallier pendant l'intermittence... sinon, quand vous appuierez sur votre bouton, vous n'aurez pas de lumière, lol. Oui j'ai oublié dans mon texte de spécifier les autres ENR. L'hydro n'a pas bougé (normal, on est arrivé au maxi un peu partout), et la biomasse est passée de 1,6 à 7,7 GW installés. On est loin des 100 GW. Ecoutez, je ne suis pas "écolo" au sens idéologique du terme. Ingénieur météo de formation, je suis très sensible aux questions environnementales, et j'essaie de comprendre de façon scientifique les tenants et les aboutissants pour l'avenir le moins pire, et c'est d'une complexité incroyable, autant que peut l'être l'atmosphère. Je constate simplement que les sources provenant d'organismes de type ONG ou autres, et celles provenant des porte-parole institutionnels sont en général biaisés. Il faut donc allez aux valeurs brutes et les analyser d'une part, et bien connaître les processus physiques et leurs rétroactions pour avoir la parole juste. J'essaie juste de vous aider pour vous éclairer. Mais ne doutez pas que vos informations, si elles ne sont pas prises à la source des chiffres, est manipulée à l'analyse par ceux qui veulent en général qu'on vote pour eux ! Amicalement
  13. Oui oui, je trouve bien les infos par moi-même, que croyez-vous ? Je suis d'ailleurs aller vérifier pour l'Allemagne. En 2002, entre le charbon et le gaz, ils avaient 72 GW de puissance installée, et 24 GW de nucléaire (facteur de charge - ou taux opérationnel - entre 70 et 80%). En 2018, entre le charbon et le gaz : 74 GW ! (augmentation). Le nucléaire a baissé à 9,5 GW. les ENR représentent 106 GW installés, mais avec un facteur de charge aux alentours de 21% (ce sont des énergies intermittentes - le terme technique est "fatal"). Mais si on regarde la production, ils ont baissé le facteur de charge sur les énergies pilotables. En clair, les ENR ont remplacé le nucléaire (gain CO2 = 0) et compensé l'augmentation de consommation, tout cela avec des baisses de revenus sur les pilotables à coûts d'exploitation identiques puisque la puissance installée n'a pas diminué (même augmenté). Mauvais calcul (recettes en baisse). Vous trouverez tout cela sur le site "energy-charts.de" (je cite mes sources....). Bien cordialement.
  14. Je reviens sur la filière nucléaire : je ne conteste pas le fait que la filière soit (comme toutes les énergies, il n'y a pas de miracle) productrice de CO2 à un moment ou un autre (conception et démantèlement). Mais comme les ENR, pendant la phase de production, le nucléaire ne produit pas de CO2. Comme la puissance délivrée par une seule centrale est bien plus importante qu'une éolienne (compter environ 4000 éoliennes pour remplacer une centrale nucléaire moyenne française - on peut revenir ensemble sur ce chiffre), il faudrait donc 4000 x 600 m3 (2400000 m3) de béton pour les fondations d'un parc d'éoliennes remplaçant une centrale nucléaire. Il serait intéressant de voir quel est le volume de béton utilisé pour la construction d'une centrale, une donnée que je n'ai pas encore.... Après, en termes de confort, lorsque j'appuie sur le bouton pour allumer la lumière, j'aime bien que ça marche. S'il n'y a pas de vent (et pas de soleil pour les panneaux), pas d'électricité. Il faut donc mettre en place les moyens palliatifs, dont on sait qu'ils sont complexes, et souvent à base de fossile pour la réactivité (gaz chez EDF pour une puissance équivalente au parc éolien).
  15. Rebonsoir Regismu, Je reste respectueux me semble-t-il... "tu reprends certains hoaxs de LapinCretin sans vérifier la réalité des faits" : c'est une grave accusation non fondée. J'ai mes sources, et cela me suffit à dialoguer. Je la refais : le problème du béton des éoliennes n'est pas le recyclage (je suis d'accord avec vous là-dessus). Je dis que fabriquer le béton est un problème. Votre calcul est le bon : 600 m3 de béton, c'est pas loin de 2000 tonnes car il est armé (densité béton : 2,5 + l'armature + les coques acier). La fabrication du béton est fortement émissif en CO2, car les processus chimiques produisent du CO2 dans une réaction à 1400° (un four qui dégage aussi du CO2) pour la partie ciment. Et donc, je dis qu'installer des centaines de milliers d'éoliennes est un vrai problème écologique, rien que pour les fondations. Après, qu'on le récupère, c'est très bien, mais je dirais qu'on s'en fout : le mal est fait ! Pour le reste, l'Allemagne et le CO2 de la filière du nucléaire, pouvez-vous me citer vos sources que je puisse m'instruire ? Merci


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