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Révolution Energétique

LapinCretin

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  1. Si vous avez des infos précises sur les drâââââââmatiques conséqueeeeeeeences du séisme de l'autre jour, et si vous pouvez nous montrer comment les ondes sismiques suuuuuupuissantes ont TOTALEMENT détruit les centrales nucléaires, fait fuir le liquide vert des tonneaux jaunes fluo de Greenpeace et causé des millions de morts, n’hésitez pas. Et n'oubliez pas de nous donner la liste des régions françaises dévastées à tout jamais, où même un microbe ne peut survivre. En attendant ces preuves, vous êtes juste un adepte de la théorie du complot de plus, à lancer des rumeurs et des raisons de paniquer là où il n'y a rien. (et pour info, le nuage de Tchernobyl a survolé l'ensemble de la France ou presque, et il y a eu précisément zéro conséquence)
  2. Les bénéfices ne sont pas partagés ?! Les communes qui ont une centrale touchent le jackpot, ils ont des piscines, des centres de loisirs, des écoles, des routes etc. largement au-dessus de la moyenne, parce que les communes touchent des impôts énormes. Les riverains des centrales sont parmi les les plus pro-nucléaires à cause de ça et de l'emploi généré. Par ailleurs l'état touche des dividendes (2-4 milliards par an) et les Français paient le courant quasiment le moins cher d'Europe. Les bénéfices me semblent plutôt bien partagés pour le coup. Regardez pour rigoler les photos de la piscine Cap Vert de Breistroff la grande, 650 habitants, c'est digne d'une mégalopole. C'est la centrale nucléaire de Cattenom qui paie tout ça, et c'est comme ça dans toutes les communes qui ont une centrale à côté. Alors se plaindre que les bénéfices ne sont pas distribués... Concernant le séisme de l'autre jour, Libé a publié un excellent article. La conclusion est qu'il ne s'est rien passé, mais on aime bien se faire peur et beaucoup de médias ont cédé au réflexe pavlovien : nucléaire ? il faut avoir peur !
  3. Je n’ai pas compris l’argument concernant la vue franco-française de la chose ? Les 60 ans d’uranium que vous mentionnez sont faux ; d’où vient ce chiffre ? L’AIEA parle de siècles (au rythme de consommation actuel, et en acceptent une certaine hausse du coût d’extraction, en sachant que le coût du minerai a très peu d’influence sur le prix du kWh produit). Et en passant à la generation suivante, les réacteurs à neutrons rapides (RNR comme Phénix, Superphenix et ASTRID), on a plusieurs millénaires de « carburant ». Pour info EDF vient d’arrêter ASTRID parce qu’il est plus intéressant économiquement d’acheter de l’uranium que d’exploiter le combustible usé ; ils ne prévoient pas de changement de ce point de vue avant 30 ou 40 ans. D’autres pays comme la Chine continuent la mise au point. Par ailleurs on n’a pas besoin de multiplier par 10 le nombre de réacteurs, parce que les générations actuelles sont plus puissantes (REP actuel : 900 MW ; EPR : 1600 MW). Donc une multiplication par 6 serait un bon début. Quand on sait que rien que la Chine veut construire 500 centrales à charbon par an, les 2500 réacteurs au niveau mondial prennent un autre sens. Le reste de votre message (fin de l’époque industrielle) s’applique à toute industrie, et si ce que vous dites se réalise, le risque sera catastrophique pour tous les sujets, sites Seveso, aviation, santé etc.
  4. Sur ça on est d'accord, peut-être que dans 50 ans le renouvelable sera viable par lui-même (stockage par exemple) et n'aura plus besoin d'une base pilotable. Donc d'ici à dans 50 ans il n'y a pas besoin de mettre des centaines de milliards d'euros pour essayer de remplacer un courant décarboné par un autre décarboné mais qui ne tourne que 20% du temps et qui consomme des ressources à fond les manettes.
  5. Bonsoir @Gwladys, si j'étais en logement individuel avec du terrain je ferais certainement le choix d'une installation la plus autonome possible. Je suis hélas en collectif avec beaucoup de copropriétaires >70 ans qui ont un référentiel différent et qui ne voient pas bien l'intérêt d'un investissement sur 15-20 ans (et pour cause). Mais à côté des "chanceux" qui sont en individuel et qui ont les moyens, il y a des gros besoins "nationaux" (grandes agglomérations, industries, SNCF, demain j'espère transport électrifié). Et il faudra bien des solutions qui vont au-delà des producteurs locaux.
  6. Pas tout à fait... Pour remplacer le nucléaire, on aura le choix entre nucléaire et fossile (gaz), et quelle que soit l'option choisie on aura une certaine quantité de EnR qui permettra de temps en temps de réduire ou arrêter le nucléaire, respectivement le gaz. Il faut comprendre que l'EnR ne dimensionne pas la capa de production ; quand il tourne, on arrête le principal, quand il ne tourne pas, on fait tourner le principal. Le foisonnement est une idée sympathique mais n'existe pas dans la pratique, et le stockage suffisant existera peut-être un jour, mais pas dans les 10 ou 20 ans. Donc notre choix pour remplacer le nucléaire sera le nucléaire ou le gaz, et la taille du doublon en EnR que nous souhaitons avoir en parallèle.
  7. Je vais vous aider : un jour, on ne sait pas quand, on aura un accident majeur sur un réacteur en France. Peut-être demain, ou peut-être dans 50 ans. Vous vous imaginez sans doute Tchernobyl ou Fukushima ; en fait l'accident ressemblera plutôt à celui de Three Mile Island (même type de réacteur REP qu'en France et architecture globale similaire). Réacteur détruit, un ou deux milliards de dommages pour l'exploitant (EDF) et quasiment aucun effet sanitaire mesurable en dehors de l'enceinte de la centrale. Penser qu'un réacteur français va se comporter comme le RBMK de Tchernobyl, c'est croire que les réservoirs d'hydrogène de l'Airbus A380 vont prendre feu spontanément parce que vous avez vu un reportage sur le Hindeburg (indice : il n'y a pas de réservoir d'hydrogène dans un A380).
  8. Les Pays Bas ? 80% ou plus de leur courant est fait à partir de fossile. Ils sont parmi les plus mauvais élèves en Europe pour les GES dus à l'électricité. Je pense qu'il y a erreur là, c'est le pire exemple de ce qu'il ne faut plus faire. Le Royaume Uni a effectivement augmenté son parc installé en éolien mais le backup de cet éolien est surtout du gaz. Au final ils émettent 6 fois plus de CO2 par kWh que la France (dans les 300g vs 50 g en France). Ce n'est pas un modèle à suivre. On peut mettre la quantité qu'on veut comme renouvelable, ce qui va dicter les émissions, c'est ce qu'on met comme backup quand le renouvelable ne tourne pas. En Allemagne, c'est du charbon et du gaz --> le résultat est catastrophique (450 g CO2/kWh). Ils auraient conservé le nucléaire pour réduire le charbon, le résultat aurait été largement meilleur. En France, on n'a pas besoin de renouvelable pour faire du faiblement carboné. Au contraire, en diminuant le nucléaire, on va ajouter du renouvelable (pourquoi pas) mais surtout du backup au gaz, parce qu'il n'y a rien d'autre, et les émissions vont exploser. On ne peut pas tricher avec la physique. On peut espérer qu'un jour on fasse une percée magique dans le stockge, mais augmenter fortement les émissions de GES et compter sur un espoir n'est pas réaliste. La perte de compétences, les dettes et les débouchés limités pour l'export sont surtout vrais pour le nucléaire français, pas le nucléaire en général. Les chinois ont déjà fini leurs 2 EPR, bien avant la France alors qu'ils ont commencé après, et ils exportent leur technologie vers une douzaine de pays. C'est la France qui devrait avoir eu ces marchés... J'ai posé une question sans réponse au-dessus : pourquoi on devrait faire plus d'EnR en France exactement ? Je veux dire, dans quel but ou avec quel objectif ? Juste parce que les autres le font ou bien il y a une vraie raison ?
  9. @gepeliste62 les 12 milliards qui n'ont rien rapporté m'ont fait sourire. C'est comme mes cotisations retraites, je devrais arrêter de les payer, elles ne m'ont jamais rien rapporté jusqu'à présent. Quand je pense à tout ce que j'aurais pu me payer avec... Vous connaissez le concept d'investissement ? Et dans le paragraphe d'après, on ne connaît pas le coût du nucléaire, mais il est supérieur à celui des renouvelables... Ça aussi c'est fort comme mode de pensée. Je ne sais pas ce que vous gagnez, mais c'est plus que moi, je le sais ! Enfin, sur la dernière ligne, vous me prêtez des propos et des intentions que je n'ai pas, alors je vais le faire aussi : vous êtes un défenseur inconditionnel de l'énergie fossile et vous souhaitez le réchauffement climatique. Ca fait plaisir d'avoir une discussion de bon niveau.
  10. Si on rentre dans la discussion de la dette d'EDF, on se lance dans plein d'autres sujets financiers : EDF est forcé par l'état (toujours lui) à vendre à ses concurrents un quart de sa production à 42€, bien en-dessous du prix de marché. Ça s'appelle ARENH, et ça n'aide pas du tout EDF financièrement. Et effectivement, le système électrique français, qui sert de colonne vertébrale à celui européen, est too big to fail - heureusement qu'on ne lâche pas ça à une société privée quelconque qui aura comme seul intérêt les bénéfices du trimestre prochain. Mon propos n'était pas d'aller dans l'analyse des comptes d'EDF, c'était juste un rappel : quand l'EPR a pris un surcoût d'un milliard ou deux, on n'a pas augmenté les taxes et les prix de l'électricité, on a demandé à EDF à se démerder (=emprunter). Par contre quand on a filé 120 milliards pour mettre en place plus de renouvelable, ben là on a ajouté la ligne CSPE sur la facture, puis la ligne CTA (transport), le renforcement du réseau pour gérer l'intermittence. Et maintenant RTE annonce déjà que cette ligne va augmenter sévèrement dans les années à venir : Et la question qui tue : est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'on a eu pour ces 120 milliards, qu'on n'aurait pas eu sans ? Ça n'a pas permis de réduire le carbone dans la production électrique française, ça n'a pas permis de produire de l'électricité qu'on n'aurait pas eu autrement. Je cherche encore l'utilité. En revanche, les mêmes 120 milliards auraient permis (par exemple) le grand carénage, avec pas mal de monnaie restante pour désendetter EDF. Je suis pour la production d'énergie locale, l'autoconsommation et la recherche de l'autonomie. Mais croire qu'on va remplacer, dans un pays comme la France ou l'Allemagne, le système de production existant par de l'éolien et du PV, c'est se leurrer. Au mieux (ou au pire) on va mettre en place un méga doublon, et on va devoir conserver l'existant.
  11. Cours d'économie de niveau lycée : dans une entreprise, les actionnaires achètent des actions à un moment, et constituent ce qu'on appelle le capital ; mais les actionnaires ne paient pas les dépenses courantes et les investissements de l'entreprise. L'entreprise fait ça soit en empruntant, soit en investissant ses bénéfices. Vous êtes au courant de ça ? Et ça tombe bien, EDF fait des gros bénéfices. 2018 1,2 milliards, 2017 2,8 milliards, 2016 2,9 milliards, 2015 2 milliards, entre 2012 et 2014, 4 milliards par an etc. Je ne sais pas qui a rêvé que l'état paierait l'EPR ? C'est l'inverse - l'état touche des dividendes chaque année. Et tout ça avec l'électricité la moins chère d'Europe pour les clients (vous), et quasiment la moins carbonée d'Europe pour faire bonne mesure. A chaque fois que quelqu'un vous dit (ou vous fait croire) que l'état paiera pour l'EPR, c'est soit un ignorant, soit un menteur. Tous les retards et les surcoûts sont assumés par EDF, et ça bouffe dans leurs (confortables) bénéfices. A côté de ça, l'état subventionne l'éolien et le PV à mort : https://www.lemonde.fr/blog/huet/2018/04/19/la-cour-des-comptes-alerte-sur-le-cout-des-enr/ En 2017, la somme de tout ce qui a été promis était de 121 milliards. Même si on avait arrêté d'installer des éoliennes et du PV en 2017, cet argent finira par être payé aux promoteurs de parcs éoliens et PV. Et comme on est tout contents d'avoir installé encore plus depuis, cette somme a encore grossi... Avec 120 milliards, on a de quoi faire environ 10 EPR, soit 16 GW qui produisent environ 80-85% du temps = équivalent de 13 GW pendant 60 ans. A la place on a installé 22 GW de PV et éolien qui produisent environ 15-17% du temps = l'équivalent de 3.5 GW pendant 25 ans. Le pire est que le PV et l'éolien ne permettent pas de décommissionner quoi que ce soit comme centrale existante, parce qu'il y a des périodes où le PV et l'éolien sont à 0. Il suffit de voir comment ça a fonctionné en Allemagne : L'éolien et le PV se sont littéralement empilés sur l'existant sans rien remplacer. Même en ajoutant presque 100 GW (!!) de capacité en 15 ans, ils n'ont pas pu décommissionner de capacité existante. Tout ce qu'ils ont réussi à faire, c'est arrêter temporairement, quelques heures ou jours à la fois, des centrales existantes (ce qui est Allemagne est bien, parce que ça évite de bruler du charbon ou du gaz). Quand l'existant arrivera en bout de vie, il faudra le remplacer ; quand l'éolien et le PV arriveront en bout de vie, on verra ce qu'ils feront. Pour l'instant ils ont dépensé 500 milliards (!!) pour ça, et leur courant coûte quasiment le double d'en France. J'espère que ça remet les idées en place sur l'aspect économique de la chose. Sur cet aspect, la désinformation tourne à plein régime. Je veux bien le détail du calcul, pour rigoler... C'est absolument impossible. Ou alors, avec un hamster qui tourne dans une cage, j'alimente la France, et le hamster ne mangeant que des épluchures, c'est gratuit...
  12. Est-ce que vous connaissez la différence entre l'EPR et l'éolien ou le photovoltaïque ? L'EPR est payé par une société privée, EDF, qui a fait 1.2 milliards d'euros de bénéfice en 2018, et 2.8 milliards en 2017. Le photovoltaique et le renouvelable coûtent à l'état 120 milliards d'euros de subventions. Les investisseurs y mettent de l'argent uniquement parce qu'il y a le gâteau des subventions. En Chine et en Allemagne, quand les subventions se sont taries, les investisseurs ont disparu. Elle est là, la réalité économique. On n'est pas obligé d'aimer l'énergie nucléaire, mais penser qu'on peut s'en passer pour faire du courant décarboné en France (pas de possibilité de plus d'hydraulique ou de géothermie), c'est se leurrer.
  13. Après quelques recherches rapides, il semble effectivement qu'il y ait une grande différence entre les VA mesurés par les pinces ampèremétriques et les W facturés... La conso réelle serait donc bien plus faible. Par exemple : https://forum.quechoisir.org/consommation-en-veille-d-une-table-a-induction-t180669.html
  14. J'ai du mal en quoi le projet serait "en autonomie" ?! J'ai surtout l'impression que vous voulez évitez le nucléaire, sauf si quelqu'un d'autre le paie.


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